Je me félicite ensuite que le Comité Balladur, repris par le Président de la République, ait retenu la proposition alsacienne de création d’une collectivité unique comme étant l’exemple type du projet de regroupement de départements et de régions.

D’une manière générale, toutefois, je suis plutôt déçu par certaines mesures préconisées par le Comité dans la mesure où elles ne semblent pas contribuer à la simplification attendue, tant par les élus et leurs partenaires que par nos concitoyens. L’enjeu, c’est l’aménagement du territoire et son organisation.

S’agissant ainsi de la suppression des cantons et du projet d’élection de l’ensemble des nouveaux conseillers territoriaux au scrutin de liste, cette disposition éloignerait à mon sens les élus du terrain et couperait ce lien qui existe indispensable entre une population, un territoire et un élu. Il est évident qu’un redécoupage des cantons s’impose, mais il faut conserver une majorité d’élus au scrutin uninominal, au nom de la proximité et de la responsabilité de l’élu face à ses électeurs.

La création des métropoles et de communautés de communes disposant de la clause de compétence générale au niveau communal pourrait amener à la perte de toute vision d’ensemble de l’aménagement du territoire. Si ces propositions étaient mises en œuvre, ce serait donc une véritable « déstructuration » de nos institutions. Il n’y aurait plus de collectivité ayant la responsabilité de l’aménagement du territoire et on oppose à nouveau les villes aux campagnes.

Il me semble également indispensable de remettre à plat le difficile dossier des finances locales, et je ne manquerai pas de prendre part au débat qui va s’ouvrir durant les prochains mois pour y défendre mes positions et celles de mes collègues élus du Conseil Général du Bas-Rhin.

En conclusion, l’ensemble des propositions du Comité Balladur me conforte dans l’idée que le projet alsacien que nous défendons peut désormais être mis en œuvre et qu’il est indéniablement cohérent, ambitieux, novateur et réaliste.