Plus de confort pour les joueurs :

Les techniques de fabrication de ces gazons synthétiques ont considérablement évolué ces dernières années. Tout le monde s’accorde à dire que le jeu sur terrain artificiel est identique à celui sur terrain naturel. Des clubs professionnels s’entraînent à présent sur ce type de terrains (FC Barcelonne, Real Madrid…). De plus, ces terrains sont utilisables toute l’année, quelque soit le temps. Fini les terrains lourds et boueux en hiver !

Je pense qu’avoir des structures sportives accueillantes et disponibles constitue un facteur favorable pour partager ensemble des règles d’apprentissage et d’obéissances aux règles d’un jeu, et peut-être aussi le transfert de ces règles à la vie quotidienne.

La question du coût

Il est bien évident qu’en termes d’investissement initial, le coût d’un terrain synthétique est sans commune mesure avec un terrain naturel. On compte en général 245 000 € pour un terrain naturel, contre 685 000 € pour un terrain en gazon synthétique. Cependant, c’est au regard de l’entretien et de l’utilisation à long terme qu’il faut considérer cet investissement de départ. Contrairement à ce que l’on peut entendre, un terrain synthétique entraîne des coûts d’entretien, mais ils sont en moyenne 5 fois moins importants que les coûts d’entretien d’un terrain naturel, à qualité égale. De plus, un terrain synthétique est utilisé sur l’année beaucoup plus longtemps qu’un terrain naturel. C’est d’ailleurs une des conditions d’obtention de l’aide départementale : la commune s’engage à rendre le terrain accessible non seulement au club de foot communal, mais également aux autres associations sportives communales et intercommunales, aux scolaires, aux groupes de jeunes, aux activités périscolaires… Au total, ramené au nombre d’heures d’utilisation sur 10 ans, le coût de revient d’un terrain synthétique (investissement et entretien compris), est estimé à 44€/h, contre 216€ /h pour un terrain naturel.

La question de l’environnement :

Le dernier argument, et non des moindres, en faveur des terrains synthétiques est leur faible impact sur l’environnement. Bien sûr, on peut regretter l’obligation d’imperméabiliser près d’1 hectare de sol pour construire un terrain, et s’interroger sur le recyclage de la moquette synthétique au terme de sa durée de vie (estimée à 15 ans si l’entretien est fait régulièrement).

Mais à mon sens, les avantages sont sans commune mesure avec ces inconvénients :

 un terrain synthétique ne nécessite pas d’arrosage, soit une économie de 3000 à 5000 m3 par an

 un terrain synthétique ne nécessite pas l’utilisation de produits phytosanitaires, donc moins de pollution des cours d’eau

 un terrain synthétique n’a pas besoin d’être tondu, d’où des économies d’énergie et moins de nuisances sonores

 les gazons synthétiques offrent un débouché à la filière de valorisation des pneumatiques usagés.

Les arguments peuvent ainsi être multipliés : les terrains sont moins salissants, donc moins de lessive, plusieurs sports peuvent se pratiquer sur un même terrain, d’où des économies d’espace …

Je reste donc convaincu que notre stratégie de développement des terrains synthétiques était tout à fait pertinente au regard des critères de développement durable et des contraintes budgétaires.

Si de nouvelles communes se portent volontaires à l’avenir pour la construction de tels terrains, ceux-ci seront financés selon les critères habituels du Conseil Général, soit au taux modulé de la commune d’implantation.